STUDIO CAMILLE
← Blog·reglementation·4 juin 2026

Salon de coiffure : les 3 obligations légales à vérifier

Diplôme, hygiène, affichage des prix : ce que la loi impose réellement à un salon de coiffure en France.

Choisir un salon, c'est aussi choisir un cadre légal. La coiffure fait partie des rares métiers artisanaux dont l'exercice est encadré par la loi : diplôme obligatoire, règles d'hygiène strictes, tarifs affichés. Ces obligations existent pour protéger le client, et elles sont vérifiables avant même de pousser la porte du salon.

Un métier à qualification obligatoire

La coiffure en salon est une activité artisanale réglementée au titre de l'article L. 121-1 du code de l'artisanat [1]. Concrètement, l'activité doit être exercée ou contrôlée par une personne titulaire d'un brevet professionnel (BP), d'un brevet de maîtrise, ou d'un diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur enregistré au répertoire national des certifications professionnelles [2]. Le CAP seul ne suffit donc pas pour ouvrir et diriger un salon : il permet d'exercer comme salarié, sous le contrôle d'un professionnel qualifié. À Annecy comme partout en France, ce diplôme peut être demandé : un salon sérieux n'a aucune raison de le dissimuler.

Hygiène : des règles héritées du règlement sanitaire

Les outils qui touchent la peau et le cuir chevelu — ciseaux, peignes, tondeuses, rasoirs — relèvent des articles 117 et 118 du règlement sanitaire départemental. Ils doivent être entretenus de façon à ne jamais devenir un vecteur de transmission. Dans la pratique, un salon rigoureux applique une chaîne simple :

  • Nettoyage puis désinfection du matériel entre chaque client, en respectant le temps de contact du produit
  • Lames et accessoires coupants à usage unique, éliminés dans un contenant dédié
  • Linge propre par personne, jamais réutilisé d'un client à l'autre
  • Point d'eau, ventilation et sols entretenus quotidiennement

La formation continue joue ici un rôle clé, notamment sur les produits techniques (colorations, décolorations, lissages) soumis au règlement cosmétique européen.

Les prix doivent être affichés, dehors comme dedans

L'arrêté du 27 mars 1987 relatif à la publicité des tarifs de coiffure impose deux affichages distincts : un tarif visible et lisible depuis l'extérieur de l'établissement, et le même tarif à l'intérieur du salon, au lieu de paiement [3]. Les forfaits regroupant au moins deux prestations doivent faire apparaître le détail des prestations qui les composent [3]. Un « forfait couleur » doit donc préciser s'il inclut le shampoing, la coupe et le brushing.

Ce qu'il faut vérifier avant de réserver

Un salon en règle assume la transparence : diplôme présenté sans réticence, tarifs lisibles depuis la rue, matériel désinfecté devant vous. Ces trois signaux se contrôlent en quelques secondes, dans n'importe quel salon d'Annecy. Le tarif affiché engage l'établissement : c'est l'information sur laquelle un client peut s'appuyer si le montant annoncé en fin de prestation ne correspond pas à ce qui était indiqué.

Questions fréquentes

Faut-il un diplôme pour ouvrir un salon de coiffure ?

Oui. L'activité doit être exercée ou contrôlée par un titulaire d'un brevet professionnel, d'un brevet de maîtrise ou d'un titre de niveau égal ou supérieur inscrit au RNCP.

Le CAP coiffure suffit-il ?

Non pour diriger un salon. Le CAP permet d'exercer comme salarié, sous le contrôle effectif d'une personne qualifiée au sens du code de l'artisanat.

Un salon doit-il afficher ses prix en vitrine ?

Oui. L'arrêté du 27 mars 1987 impose un tarif lisible depuis l'extérieur et un second affichage à l'intérieur, au lieu de paiement.

Un forfait peut-il rester vague sur son contenu ?

Non. Tout forfait regroupant au moins deux prestations doit détailler les prestations qui le composent sur le tarif affiché.

Les outils doivent-ils être désinfectés entre deux clients ?

Oui. Les articles 117 et 118 du règlement sanitaire départemental imposent un entretien du matériel excluant tout risque de transmission.

Sources

  1. Question n°7167 — Procédures et obligations pesant sur les salons de coiffure — Assemblée nationale
  2. Article R121-2 du Code de l'artisanat — Légifrance
  3. Arrêté du 27 mars 1987 relatif à la publicité des tarifs de coiffure — Légifrance

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