STUDIO CAMILLE
← Blog·actualite·9 juil. 2026

Coloration capillaire : ce qui change en salon en 2026

Alerte de l'Anses, substances encadrées, montée du végétal : ce que l'actualité de la coloration change concrètement pour vos rendez-vous.

La coloration reste la prestation technique la plus demandée en salon, et c'est aussi celle dont l'actualité bouge le plus vite. Entre l'alerte publiée par l'Anses sur la toxicité de certaines substances colorantes [2], l'encadrement européen d'une liste d'ingrédients utilisés dans les colorations capillaires [3] et une demande client de plus en plus tournée vers les formules douces, la façon de colorer les cheveux évolue réellement. Studio Camille suit ces évolutions de près pour adapter ses protocoles à Annecy.

Ce que dit l'actualité sanitaire sur les colorations

L'Anses, agence nationale de sécurité sanitaire, a attiré l'attention sur les risques associés à certains composants des colorations capillaires et sur la répétition des applications [2]. Le message n'est pas d'arrêter de se colorer les cheveux : il s'agit d'espacer les applications, de limiter le contact du produit avec le cuir chevelu et de privilégier des formulations dont la composition est maîtrisée.

En parallèle, la réglementation cosmétique européenne encadre spécifiquement une liste de substances utilisées en coloration, avec des restrictions de concentration et des obligations d'étiquetage [3]. Concrètement, les fabricants reformulent, et les salons renouvellent régulièrement leurs gammes.

Les conséquences concrètes pour le client en salon

  • Le test de sensibilité (touche d'essai 48 h avant) redevient un réflexe systématique, notamment pour une première coloration ou après une longue interruption.
  • Les techniques de racines et de balayage, qui limitent le contact avec le cuir chevelu, sont privilégiées pour espacer les retouches complètes.
  • Les fiches produits et la composition sont consultables en salon : demander la liste INCI d'une coloration est un droit, pas une indiscrétion.
  • Un intervalle de six à huit semaines entre deux colorations complètes suffit dans la majorité des cas, avec un soin repigmentant entre deux.

Végétal, sans ammoniaque, patine : les alternatives montent

La demande de colorations végétales et de formules sans ammoniaque progresse nettement, portée par cette actualité sanitaire et par la recherche de produits plus lisibles. Ces techniques ont leurs limites : le végétal ne décolore pas et couvre les cheveux blancs par superposition de pigments, avec un rendu plus chaud et une tenue différente. Un diagnostic préalable, cheveu par cheveu, reste indispensable avant de basculer d'une coloration d'oxydation vers du végétal, sous peine de réactions imprévisibles sur des longueurs déjà traitées.

Un secteur qui continue de se développer

Côté marché, le nombre d'établissements de coiffure poursuit sa progression en France [1]. Cette densité renforce la concurrence sur la formation technique : maîtriser les nouvelles gammes reformulées, savoir lire une composition et conseiller un rythme de coloration adapté deviennent des critères de choix pour les clients, à Annecy comme ailleurs.

Questions fréquentes

Faut-il arrêter de se colorer les cheveux ?

Non. Les recommandations portent sur l'espacement des applications et la limitation du contact avec le cuir chevelu, pas sur un arrêt de la coloration.

Tous les combien peut-on faire une coloration ?

Une retouche racines toutes les six à huit semaines convient à la plupart des cheveux, avec un soin ou une patine entre deux rendez-vous.

Le test de sensibilité est-il obligatoire ?

Il est fortement recommandé 48 heures avant une coloration d'oxydation, en particulier pour une première application ou après plusieurs mois sans coloration.

La coloration végétale couvre-t-elle les cheveux blancs ?

Oui, par superposition de pigments, avec un rendu plus chaud et une tenue qui demande des applications plus fréquentes qu'une coloration d'oxydation.

Peut-on passer d'une coloration chimique au végétal ?

C'est possible mais cela exige un diagnostic préalable en salon, car les longueurs déjà traitées peuvent réagir de façon imprévisible.

Sources

  1. Coiffure : un nombre d'établissements toujours en hausse — Institut Supérieur des Métiers
  2. Cheveux colorés, risques cachés : l'Anses tire la sonnette d'alarme — Pourquoi Docteur
  3. Colorations capillaires : nouvelle réglementation pour 17 substances — CosmeticOBS – L'Observatoire des Cosmétiques
  4. Profession coiffeur – Chiffres clés — UNEC – Union Nationale des Entreprises de Coiffure

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